Alors que la sécurité et la durabilité énergétiques deviennent de plus en plus importantes, les communautés autochtones du Canada se transforment en chefs de file pour façonner l’avenir énergétique du pays.
De nos jours, les communautés autochtones jouent un rôle clé dans les projets énergétiques du Canada. Elles agissent à titre de promoteurs, de gestionnaires et de propriétaires de projets tout au long de la chaîne de valeur du gaz naturel, c’est-à-dire de la production et du transport jusqu’aux actifs de distribution des services publics, en passant par les installations d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) et l’emmagasinage du gaz. Ces projets renforcent l’économie du Canada en améliorant l’attrait des investissements, les possibilités d’emploi et la sécurité énergétique.
Ce leadership survient à un moment critique où le Canada et le monde ont un besoin urgent d’énergie abordable, fiable et durable. Dans le contexte de la demande mondiale accrue pour le GNL, le Canada est particulièrement bien placé pour répondre à ces besoins. Cette situation est en partie attribuable à la participation croissante des communautés autochtones, qui laisse place à une réconciliation significative grâce à l’autonomisation économique, au contrôle des ressources et à l’autodétermination, tout en améliorant la sécurité énergétique des consommateurs au pays et à l’étranger.
Voici quelques exemples dignes de mention de communautés autochtones au Canada qui s’approprient des projets de GNL.
Cedar LNG : des intérêts majoritairement autochtones et des exportations de GNL à faibles émissions
La Nation Haisla, située sur la côte nord de la Colombie-Britannique, détient plus de 50 % de Cedar LNG, ce qui en fait le premier projet énergétique au monde appartenant majoritairement à des intérêts autochtones. Son terminal d’exportation flottant de 2,4 milliards de dollars devrait expédier du GNL vers les marchés asiatiques d’ici la fin de 2028. Suite à la décision d'investissement finale (DIF) prise le 25 juin 2024, ce terminal d'exportation flottant d'une valeur de 2,4 milliards de dollars est désormais en pleine construction et devrait être en mesure de charger ses premières cargaisons à destination des marchés asiatiques d'ici la fin de l'année 2028.

Source : Riviera
Cedar LNG s’engage à fournir l’un des approvisionnements en GNL à plus faibles émissions au monde en utilisant des technologies de pointe conçues pour réduire au minimum les effets sur l’environnement.
Illustration du projet prévu de Cedar LNG qui est situé sur le territoire traditionnel de la Nation Haisla, sur la côte ouest du Canada.
Ksi Lisims LNG : promouvoir les exportations d’énergie durable de la côte nord de la Colombie-Britannique
Illustration du projet d’installations Ksi Lisims LNG au large de Gingolx.

Source : The Northern View
Le projet Ksi Lisims LNG est une initiative d’exportation de gaz naturel de 10 milliards de dollars située près de la frontière de l’Alaska, sur la côte nord de la Colombie-Britannique. Détenu conjointement par la Nation Nisga’a, Rockies LNG et Western LNG, le projet devrait commencer en 2028 à fournir du gaz naturel aux marchés mondiaux. le projet vise à fournir du gaz naturel aux marchés mondiaux. Les accords commerciaux signés en 2025 prévoient le début des opérations fin 2028-2029, sous réserve de la décision d'investissement finale.
LNG Newfoundland and Labrador : la participation autochtone au développement énergétique à faibles émissions
La First Nations Major Projects Coalition et la Première Nation de Miawpukek participent à ce projet de GNL de 10 milliards de dollars à Terre-Neuve-et-Labrador. L’initiative, qui prévoit d’expédier son premier GNL vers l’Europe d’ici 2030, répond à la demande croissante pour du gaz naturel à faibles émissions et de l’hydrogène propre.

Source : LNG NL
Le rôle du savoir autochtone dans la gestion durable des ressources
Les communautés autochtones jouent depuis longtemps un rôle crucial dans la gestion des ressources naturelles, en s’appuyant sur des générations de savoir écologique. Ces connaissances traditionnelles sont de plus en plus reconnues et intégrées à la gestion des ressources partout au Canada.
Des initiatives axées sur la collaboration, comme celles du secteur forestier de la Saskatchewan, mettent en évidence les partenariats des communautés autochtones avec les industries pour gérer les ressources de manière responsable, tout en préservant les traditions culturelles et en protégeant l’environnement. Un nombre croissant de secteurs et de nations autochtones établissent des partenariats similaires, ce qui leur procure d’importants avantages mutuels.
Mobilisation des Autochtones à l’égard du gaz naturel :
des voies en amont, intermédiaires et en aval pour la réconciliation économique
En combinant les valeurs traditionnelles avec des solutions novatrices en amont (exploration et production), au niveau intermédiaire (transport et traitement) et en aval (distribution et vente), les partenariats entre les Autochtones et l’industrie marquent une nouvelle ère de collaboration, qui assure la prospérité économique, la sécurité énergétique et le respect de l’environnement.
Participation en amont :
accroître l’appropriation autochtone et la gérance de l’environnement
Pendant des décennies, les terres des Premières Nations ont été des sites d’exploration, de forage et d’extraction de gaz naturel. À l’origine, la Couronne gérait ces activités, percevant des redevances au nom des nations productrices et les détenant en fiducie. À l’heure actuelle, la gouvernance est partagée entre Pétrole et gaz des Indiens du Canada (PGIC), les sociétés pétrolières et gazières et les Premières Nations dans le cadre d’ententes conjointes. Le Conseil des ressources indiennes (CRI) défend les intérêts des nations productrices; 33 Premières Nations produisent activement du pétrole ou du gaz et 17 autres hébergent des infrastructures historiques.
Les nations autochtones participent à la production en amont au-delà des activités liées aux réserves en possédant et en exploitant leurs projets d’exploration et d’exploitation pétrolières et gazières. Frog Lake Energy Resources Inc., propriété de la Première Nation de Frog Lake (Traité no 6), est un exemple remarquable d’entreprise détenue par une nation et prospère dans le secteur, qui s’est engagée fermement à assurer une gérance environnementale responsable.
Source : Kanata Clean Power & Climate Technologies Corp.
Son plus récent projet, Kanata, vise à produire de l’électricité à partir du gaz naturel à l’aide d’une technologie de pointe qui brûle le gaz naturel dans l’oxygène, ce qui permet de séquestrer le CO₂ sous terre. De plus, la participation des Autochtones s’étend aux services pétroliers. Dans le même ordre d’idées, Gitga’at Development Corp offre des projets conjoints, des occasions d’investissement, des services d’experts-conseils en matière de projets et de l’expertise à des partenaires commerciaux et à des investisseurs désirant développer un projet sur la côte nord de la Colombie-Britannique.
Participation au niveau intermédiaire :
renforcer l’équité et les partenariats communautaires
La participation des Autochtones au niveau intermédiaire du secteur de l’énergie a considérablement augmenté au cours des dernières années. En 2021, huit communautés des Premières Nations et des Métis ont acquis une participation de 15 % dans le réseau pipelinier Northern Courier. En septembre 2022, 23 communautés des Premières Nations et des Métis ont obtenu une participation de 11,57 % dans sept pipelines d’Enbridge dans la région de l’Athabasca.

Source : Coastal GasLink (CGL)
Le pipeline Coastal GasLink (CGL) est un autre exemple de la participation des Autochtones à l’infrastructure énergétique intermédiaire. Ce projet de 670 km, construit par TC Énergie, s’étend de Dawson Creek à Kitimat, dans le nord de la Colombie-Britannique. CGL a reçu un solide soutien de la part des communautés autochtones le long de son tracé et a accordé la priorité à l’emploi et à l’approvisionnement autochtones tout au long de son développement.
Participation en aval :
renforcer les communautés grâce à la sécurité et à l’infrastructure énergétiques
La participation des Autochtones dans le secteur du gaz naturel, en particulier dans la construction de terminaux de GNL, marque un tournant décisif qui permettra aux nations autochtones de devenir des partenaires et des propriétaires d’infrastructures énergétiques majeures partout au Canada. Le partenariat précoce entre la Première Nation Stz’uminus et les tribus des Cowichans dans l’installation de GNL Mount Hayes de FortisBC, qui représentait l’un des premiers investissements autochtones dans le secteur du GNL, en est un exemple digne de mention.

Source : Fortis BC
Outre les terminaux de GNL, les nations autochtones s’efforcent d’améliorer leur sécurité énergétique en élargissant la distribution locale de gaz naturel. Bien que le gaz naturel représente environ 40 % des besoins énergétiques du Canada et qu’il soit la source de chauffage la plus abordable pour de nombreuses personnes, plusieurs communautés autochtones ne font pas partie du réseau. Des programmes comme le Programme pour l’expansion de l’accès au gaz naturel de l’Ontario ont joué un rôle déterminant pour relever ces défis, en reliant des communautés comme la Première Nation de Red Rock et les Mohawks de la baie de Quinte à une source de gaz naturel abordable et fiable. De même, en Colombie-Britannique, les Nations Wei Wai Kum et Tsou’ke ont eu accès au gaz naturel en 2022, ce qui a rendu l’énergie plus abordable pour les besoins résidentiels et commerciaux. Ces initiatives reflètent les progrès réalisés constamment vers un avenir énergétique plus sûr pour les communautés autochtones.
Favoriser la gérance de l’environnement et la durabilité
Les projets autochtones ne sont pas seulement axés sur le rendement environnemental; ils donnent lieu également à une réconciliation économique tangible, démontrant comment les actions climatiques dirigées par des Autochtones peuvent entraîner des effets significatifs et réels.
En plus de contribuer aux projets énergétiques, les nations autochtones jouent un rôle direct dans la réglementation et les évaluations environnementales. La Nation Squamish, par exemple, a élaboré et mis en œuvre un processus d’examen environnemental indépendant pour le projet Woodfibre LNG. La province de la Colombie-Britannique a accepté que cet examen vienne remplacer ses propres processus; ce fut donc la première évaluation environnementale juridiquement contraignante menée par des Autochtones au Canada. Ce processus a également établi les conditions de l’appui de la nation au projet, marquant ainsi une étape importante vers le leadership autochtone en matière de gérance de l’environnement.

Source : Woodfibre LNG
La voie à suivre : bâtir un avenir meilleur grâce à la collaboration entre les Autochtones et l’industrie
La réconciliation économique progresse grâce à des partenariats significatifs dans le cadre de grands projets de gaz naturel. Cette dynamique en évolution est en train de remodeler les relations entre les communautés autochtones, les gouvernements et l’industrie, en veillant à ce que les nations autochtones jouent un rôle central dans le processus de développement. Ces collaborations stimulent la création d’emplois, les contrats de travail, l’équité des projets et le renforcement des capacités communautaires, tout en favorisant l’innovation sur le plan réglementaire.
La participation des Autochtones aux projets de gaz naturel crée des changements positifs et rapides pour de nombreuses communautés. Elle offre une plateforme pour lutter contre la pauvreté, soutenir les objectifs culturels et communautaires et favoriser le développement économique au sens large. Non seulement les communautés autochtones assurent-elles leur avenir économique à long terme, mais elles contribuent également à l’objectif plus large d’assurer la sécurité énergétique pour l’ensemble de la population canadienne et de fournir une énergie fiable, abordable et acceptable au-delà de nos frontières.
Si vous partagez notre conviction que le gaz naturel est important pour faire progresser la réconciliation économique au sein des communautés autochtones, nous vous encourageons à communiquer directement avec vos élus en utilisant notre outil de rédaction de lettres.